

En 2026, un ingénieur HTB freelance facture entre 450 et 850 € HT par jour en France. Un profil junior en études de postes démarre autour de 450-550 €, un confirmé se situe entre 550 et 700 €, et les spécialistes protection / contrôle-commande ou mise en service de postes 225 kV dépassent régulièrement 750 €. Ces niveaux placent l'ingénierie HTB au-dessus de la moyenne des métiers CFO-CFA, tirée par les raccordements de datacenters et d'industriels électro-intensifs.
Le tableau ci-dessous donne les fourchettes de taux journalier moyen (TJM) constatées pour les principaux profils mobilisés sur les postes HTB/HTA et les raccordements au réseau de transport (63, 90 et 225 kV). Les montants s'entendent hors taxes, hors frais de grand déplacement et hors astreintes.
| Profil | Junior (0-3 ans) | Confirmé (3-8 ans) | Senior (8 ans et +) |
| Projeteur postes HTB/HTA | 350 – 430 € | 430 – 520 € | 520 – 600 € |
| Ingénieur études primaires HTB (schémas unifilaires, dimensionnement, plans de masse) | 450 – 550 € | 550 – 680 € | 680 – 800 € |
| Ingénieur protection et contrôle-commande | 480 – 580 € | 580 – 720 € | 720 – 850 € |
| Ingénieur études de réseau / raccordement (load-flow, court-circuit, PTF) | 470 – 570 € | 570 – 700 € | 700 – 850 € |
| Ingénieur essais et mise en service de postes | 450 – 560 € | 560 – 720 € | 720 – 850 € |
| Chef de projet / chargé d'affaires raccordement HTB | — | 580 – 700 € | 700 – 850 € |
Pour comparaison, un ingénieur CFO-CFA généraliste sur projet datacenter se situe entre 380 et 780 € selon l'expérience, et un ingénieur d'exploitation datacenter entre 420 et 800 €. Les fourchettes de l'ensemble des métiers électricité et génie climatique sont regroupées dans notre baromètre TJM freelance BTP et énergie.
Les fourchettes publiées ici sont des TJM facturés au client final, hors taxes, observés sur des missions d'ingénierie électrique haute tension en France métropolitaine entre janvier et septembre 2026. Elles combinent les tarifs des missions HTB et HTA suivies par Make Your Job (bureaux d'études, ingénieries, maîtres d'ouvrage industriels et développeurs de datacenters) et les tarifs demandés par les ingénieurs indépendants du vivier. Les valeurs extrêmes (missions de quelques jours, interventions d'urgence, missions à l'étranger) sont exclues. Les fourchettes sont arrondies à la dizaine d'euros et cohérentes avec celles du baromètre TJM du site. Elles indiquent un niveau de marché, pas un tarif garanti : la négociation finale dépend du client, de la durée et du périmètre de responsabilité.
L'ingénierie HTB est un métier de niche. Les compétences se forment historiquement chez RTE, chez les grands équipementiers de postes et dans une poignée d'ingénieries spécialisées. Les profils capables de concevoir un poste 225 kV, de régler un plan de protection ou de produire une étude de raccordement recevable par le gestionnaire de réseau se comptent en centaines, pas en milliers. Quand plusieurs grands programmes recrutent en même temps, la rareté se traduit directement dans les tarifs.
Les datacenters d'abord : plus de 100 Md€ de projets ont été annoncés en France, et au-delà d'une cinquantaine de mégawatts, un campus se raccorde en HTB avec son propre poste de livraison. Les industriels électro-intensifs ensuite, avec l'électrification des procédés et les gigafactories. Le réseau lui-même enfin : RTE a engagé un programme d'investissement d'une centaine de milliards d'euros d'ici 2040 pour adapter le réseau de transport. Ces trois demandes puisent dans le même vivier d'ingénieurs. Nous détaillons les conséquences calendaires de cette tension dans notre article sur les délais de raccordement électrique.
Une erreur sur un plan de protection ou sur le dimensionnement d'un transformateur de puissance ne se corrige pas en reprise de plans : elle se paie en mois de retard de mise sous tension. Sur un datacenter de plusieurs dizaines de mégawatts, chaque mois de retard représente un manque à gagner élevé pour l'exploitant. Les clients acceptent donc des TJM plus élevés pour des profils capables d'engager leur signature technique.
| Facteur | Effet constaté sur le TJM | Exemple |
| Niveau de tension | +5 à +15 % en 225 kV par rapport au 63/90 kV | Poste de livraison 225 kV d'un campus datacenter |
| Spécialité | +10 à +20 % pour protection / contrôle-commande et études de réseau | Plan de protection, sélectivité, IEC 61850 |
| Phase du projet | Mise en service et essais au-dessus des études d'exécution | Essais de réception, mise sous tension |
| Région | Île-de-France, Hauts-de-France et zone marseillaise au-dessus de la moyenne | Grands campus datacenter, zones industrielles portuaires |
| Durée de mission | -5 à -10 % accordés sur les missions de plus de 6 mois | Accompagnement d'un raccordement sur 18 mois |
| Déplacements | Grands déplacements facturés en sus ou intégrés au TJM | Mise en service sur un site isolé |
Deux compétences font aujourd'hui la différence de tarif : la maîtrise de la norme IEC 61850 pour le contrôle-commande numérique des postes, et la connaissance des procédures de raccordement du gestionnaire de réseau (proposition technique et financière, convention de raccordement, essais de conformité). Un ingénieur qui coche les deux se positionne dans le haut des fourchettes dès le niveau confirmé.
Sur les métiers CFO-CFA et CVC, l'écart entre la construction d'un datacenter et son exploitation reste modéré. En HTB, il est plus net : l'essentiel de la demande freelance se concentre en phase études et mise en service, puis la maintenance du poste est largement assurée par des contrats de long terme avec les équipementiers ou les exploitants. Les missions de run HTB existent (audits, plans de maintenance, retrofit de protections), mais elles sont moins nombreuses et se paient plutôt dans le bas des fourchettes. Notre analyse TJM datacenter : construction vs exploitation détaille cet écart sur les autres lots techniques.
Les ingénieurs électricité haute tension qui viennent du monde CFO-CFA bâtiment peuvent aussi viser une transition progressive : les projets datacenter mélangent les deux, et notre page missions freelance CFO-CFA recense les profils mixtes recherchés.
Le TJM médian d'un ingénieur HTB confirmé se situe autour de 600 à 650 € HT par jour. La fourchette complète va de 450 € pour un junior en études à 850 € pour un senior en protection, études de réseau ou mise en service de postes 225 kV.
Avec un TJM de 600 € et environ 200 jours facturés, le chiffre d'affaires annuel atteint 120 000 € HT. Le revenu net dépend ensuite du statut (portage, SASU, EURL) et des frais : il faut généralement compter entre 50 et 60 % du chiffre d'affaires en revenu disponible.
Le HTA couvre les tensions de 1 à 50 kV, principalement sur le réseau de distribution et les postes de livraison clients. Le HTB couvre les tensions supérieures à 50 kV (63, 90, 225 et 400 kV) du réseau de transport. Les ingénieurs HTB sont plus rares et leur TJM est en général supérieur de 10 à 20 %.
Au-delà d'une cinquantaine de mégawatts, un datacenter se raccorde directement au réseau de transport et doit construire son propre poste HTB. La conception de ce poste, les études de raccordement et la mise en service mobilisent des ingénieurs HTB pendant 12 à 24 mois par projet.
La maîtrise des plans de protection et de la norme IEC 61850, les études de réseau (load-flow, court-circuit, stabilité) et l'expérience des procédures de raccordement du gestionnaire de réseau sont les trois leviers principaux. L'expérience de la mise en service sur site est également très valorisée.
Non, mais une expérience chez un gestionnaire de réseau, un équipementier de postes ou une ingénierie spécialisée est presque toujours demandée. Les clients recherchent des références sur des postes réellement mis sous tension, plus qu'un employeur en particulier.
Vous êtes ingénieur HTB, HTA ou CFO-CFA et vous voulez savoir ce que vaut votre profil sur les projets datacenter et énergie ? Rejoignez le vivier Make Your Job pour recevoir des missions alignées sur votre spécialité et votre TJM.